Un été sous le signe de la curiosité : nos mentors STIAM racontent
De la débrouillardise des enfants aux liens qui marquent une saison, nos mentors STIAM racontent un été rempli de curiosité, de créativité et de découvertes dans nos camps d'été.
Chaque été, partout dans les provinces de l'Atlantique, du Nouveau-Brunswick à Terre-Neuve-et-Labrador, en passant par la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard, une équipe de jeunes mentors passionnés prend le relais pour faire vivre les Camps d'été des Labos Créatifs. Cette année encore, ils ont accompagné des centaines de jeunes dans la découverte des sciences, de la technologie, de l'ingénierie, des arts et des mathématiques. À la fin de la saison, nous leur avons demandé de revenir sur leur expérience. Voici ce qu'ils avaient à nous partager.






La curiosité des enfants, moteur de l'été
« Ils ont tous fait quelque chose de différent et ont vraiment utilisé leur créativité »
Un thème revient sans cesse dans les témoignages : l'énergie et la créativité débordantes des jeunes participants. À Edmundston, Jasmine Roussel a été frappée par leur débrouillardise lorsqu'elle a confié à des enfants de la colle chaude et des bâtons de popsicle, sans aucun exemple, pour construire un pont : « Ils ont tous fait quelque chose de différent et ont vraiment utilisé leur créativité. » Même constat du côté de Karema Alarabi à Halifax, qui a vu les jeunes bâtir des ponts, fabriquer des bateaux, créer des circuits en forme de fleur ou encore réparer leurs propres robots : « Le meilleur moment, c'était de voir les enfants et les jeunes s'exciter quand leurs idées fonctionnaient et même quand ce n'était pas le cas, voir comment ils trouvaient des solutions alternatives était vraiment inspirant. »
Des liens qui marquent
Au-delà des activités, ce sont souvent les relations humaines qui laissent la trace la plus durable. À l'Île-du-Prince-Édouard, Mackenzie Alexander garde en mémoire une rencontre fortuite avec une mère de famille à la bibliothèque de Charlottetown, venue la remercier d'avoir éveillé chez son fils un intérêt nouveau pour Scratch et l'informatique. Ali Alburaki, à Saint-Jean, se souvient d'une jeune fille qui lui demandait chaque semaine de s'asseoir près d'elle et qui terminait toujours la séance par une accolade et un « J'espère te revoir la semaine prochaine ». Jules Hilaire Foka Foka, à Bathurst, raconte la transformation d'une participante réticente à travailler en équipe, devenue, au fil de l'été, celle qui offrait spontanément son aide aux autres.

Grandir en même temps que les jeunes
Les mentors sont unanimes : cette expérience les a fait grandir autant que les campeurs. Plusieurs mentionnent avoir développé leur communication, leur patience, leur leadership et leur capacité à s'adapter à des groupes d'âges très variés. Ellie Gauthier, à Malpeque, en est à sa troisième saison et souligne que les sessions « drop-in », où le nombre de participants pouvait varier d'un à trente, l'ont forcée à développer une flexibilité à toute épreuve. Reggie Kissi-Appiah, à Halifax, a pour sa part relevé le défi de diriger seul une équipe pour la première fois dans un contexte professionnel. Pour Titiksha Dogra, revenue une deuxième année consécutive, le point culminant a été de partager sa propre expérience du Défi Bleu Brillant, qu'elle a remportée à l'échelle nationale et mondiale avec des campeurs en train de découvrir, eux aussi, qu'ils pouvaient faire une différence.
De nouveaux outils, de nouvelles vocations
Pour bon nombre de mentors, l'été a aussi été l'occasion d'apprivoiser de nouvelles technologies : Scratch, les micro:bit, les b.Boards, les LEGO Spike ou encore les fils biodégradables (bio-textiles), qui ont marqué les esprits autant chez les mentors que chez les jeunes. Shawn Bérubé, à Miramichi, a particulièrement apprécié voir des jeunes qui n'ont pas accès à la technologie à la maison profiter pleinement de cette occasion. Jasmine Roussel, future enseignante, voit déjà comment elle réutilisera ces outils dans sa propre classe. Kevin Kakeu et Vyclane Kemmogne Sitcheu, à Bathurst, ont uni leurs forces autour de la robotique, de la programmation et de l'intelligence artificielle, développant au passage leur travail d'équipe et leur confiance.



Un été à recommander
Malgré quelques défis, l'organisation des camps virtuels, l'accès limité à certaines ressources, ou la difficulté d'adapter les activités à de grands écarts d'âge, la conclusion est la même d'un océan à l'autre : cette expérience en vaut la peine. Comme le résume Charlie Fitz, à Summerside : « Ce que j'ai le plus aimé cet été, c'est de passer du temps avec les jeunes tout en voyant grandir notre communauté. J'ai appris à mieux communiquer et à créer des liens avec les gens autour de moi, je le recommande vivement! » Et pour Riley Farnham, à Fredericton, l'expérience est tout simplement « amusante, significative et une belle occasion d'apprentissage. »
Un immense merci à tous nos mentors STIAM de l'été 2026 pour leur dévouement, leur créativité et l'étincelle qu'ils ont allumée chez tant de jeunes cet été. Nous tenons également à remercier chaleureusement notre partenaire Emplois d'été Canada, dont le soutien et le financement ont contribué à rendre notre programmation estivale possible cette année. Enfin, merci à tous les jeunes, partenaires et communautés qui ont contribué à faire de nos camps d'été 2026 une saison pleine de curiosité, de créativité et de découvertes. Rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles aventures STIAM !